Cancer du Rein

Le cancer du rein arrive en 3ème place, parmi les tumeurs urologiques après le cancer de la prostate et celui de la vessie. Il touche deux fois plus d’hommes que de femmes avec un âge moyen de survenue estimé à 62 ans. En 2010 10542 nouveaux cas ont été diagnostiqués en France pour 3788 décès. On estime à 270000 nouveaux cas dans les pays industrialisés pour 116000 décès par an. Cette augmentation est en partie expliquée par les progrès réalisés en imagerie (Uroscanner). Près de 9 nouveaux cas sur 10 estimés en 2005 étaient diagnostiqués après 49 ans. Soixante quinze pourcent des cas sont des carcinomes à cellules claires, 10 % des carcinomes papillaires, 5% des carcinomes chromophobes, 1% des carcinomes des tubes collecteurs de Bellini et enfin 4 à 6 % de tumeurs non classées.

Anatomie:
Les deux reins en forme de haricots, longs de 12 cm chacun, sont situés dans les fosses lombaires à la hauteur des premières vertèbres et des deux dernières côtes. Les reins peuvent être endommagés par différentes pathologies dont le cancer responsable d’une tumeur se formant dans le tissu rénal (parenchyme).L’existence d’un seul rein ne nuit pas à la qualité de la fonction rénale.

rein tumeur

Symptomologie et signes:
Les symptômes cliniques d’un cancer du rein sont devenus aujourd’hui très rares car la très grande majorité des tumeurs rénales jusqu’à 70% sont découvertes fortuitement ( par hasard).

LE CANCER DU REIN NE SE SENT PAS !
Toutefois la présence de sang dans les urines ou la survenue d’une douleur rénale ou d’une fièvre inexpliquée ont pu vous alerter.

Diagnostic:
Deux cancers sur trois au moins sont de découverte fortuite, à l’occasion d’une échographie ou d’un scanner, la palpation ne permettant pas de détecter une masse rénale au stade initial.
Le scanner est l’examen indispensable pour affirmer le diagnostic et apprécier le degré d’extension de la tumeur.
Pour les tumeurs de moins de 4 cm, il est à ce jour recommandé d’effectuer une biopsie afin d’affirmer avec certitude le diagnostic histologique.

Traitement:
La chirurgie reste à ce jour le traitement de référence des lésions tumorales rénales d’après les recommandations de l’EAU (Association Européenne). Elle doit être oncologique et la moins délétère possible sur la fonction rénale.
Pour les tumeurs de moins de 4 cm, une néphrectomie partielle doit être envisagé ce qui permet de conserver une partie du rein.

Vos chirurgiens urologues sont spécialisés dans la chirurgie partielle du rein par voie laparoscopique (c’est à dire que le chirurgien conduit l’intervention sous caméra en introduisant des instruments à l’intérieur du patient à travers la paroi abdominale par de petites incisions) permettant une diminution des complications chirurgicales et un retour précoce à domicile.

Pour les tumeurs de plus de 7 cm l’intervention la plus classique est la néphrectomie élargie qui repose sur l’ablation de la totalité du rein. Elle peut se compléter d’une surrénalectomie selon la localisation de la tumeur rénale. Cependant il est possible de réaliser une ablation partielle pour des tumeurs de plus de 7 cm si les caractéristiques anatomiques le permettent (RENAL score)

L’extension métastatique impose en complément le recours à un traitement complémentaire le plus souvent par des médicaments appelés antiangiogéniques.

Suivi:
Il comporte une créatininémie et une tomodensitométrie (TDM) thoraco abdominale répétées chaque année pour les formes de bon pronostic, deux fois par an pour les autres formes. Dans le cadre d’une néphrectomie partielle, la tomodensitométrie est souhaitable entre 3 et 6 mois après l’opération, suivie d’une TDM thoraco abdominale annuelle. La durée du suivi peut aller de 5 à 10 an et sera en fonction de l’histologie de la tumeur.

Pronostic:
Pour les cancers localisés, la survie à 5 ans est de 95 % pour les tumeurs de faible grade et seulement de 25 à 30 % pour les formes métastatiques.