Cancer de la Vessie

Le cancer de la vessie est découvert le plus souvent après avoir uriner du sang. Le diagnostic se fait le plus souvent par une échographie ou une cystoscopie proposée par votre urologue.

Ces tumeurs sont enlevées par les voies naturelles sous caméra (RTUV : Résection Transurétrale de Vessie – Fiche d’information AFU) et donc analysées au laboratoire. L’analyse de ces tumeurs dites «  polypes » permet de juger de leur agressivité et en particulier de distinguer les formes superficielles (n’atteignant pas le muscle vésical) et les tumeurs infiltrantes. Les « polypes » sont donc des cancers de différents stades.


Épidémiologie :
La plupart du temps, ces polypes sont découverts à l’occasion d’urines rouges (hématurie). Parfois, ils sont découverts fortuitement à l’occasion d’autres examens (Echographie de la vessie). On enregistre 10 700 nouveaux cas par an. L’âge moyen au diagnostic est de 70 ans. Ces lésions vésicales sont favorisées par le tabagisme et l’exposition à des facteurs professionnels ou environnementaux (arsenic, pesticides, cancérogènes industriels) .

Symptomes :
-Sang dans les urines : hématurie
-Signes d’irritation vésicale : envies impérieuses d’uriner (urgenturie, pollakiurie infection urinaire).

Diagnostic :
Les premiers examens combinent :
– une analyse d’urine à la recherche de germes : ECBU
– une analyse d’urine à la recherche de cellules anormales (cytologie urinaire ou examen anatomopathologique du sédiment urinaire) : peu contributif
– Une fibroscopie (cystoscopie) effectuée au moyen d’un endoscope pourvu d’une caméra qui examine la paroi vésicale. Il s’agit d’un examen que votre urologue réalisera aux soins externes de la clinique sous anesthésie locale ( vous ne dormez pas).

Traitement :
La présence d’une tumeur de vessie impose son ablation (ou résection ) après que l’on soit assuré de la stérilité des urines grâce à l’ECBU. La lésion sera ensuite confié au laboratoire d’anatomopathologie qui, après examen microscopique, déterminera le degré d’infiltration et l’agressivité des cellules (grade).
Les résultats orienteront le traitement :

pTa : tumeur dites superficielle .
pT1 : tumeur dites infiltrante le chorion
pT2 et + : tumeur dites infitrante le muscle

Pour les stades pt2 minimum , un bilan d’extension par un TDM (scanner) Thoraco abdopelvien vous sera demandé ainsi qu’une prise de sang complète.

Ensuite suivant le stade de la maladie, différentes options peuvent vous être proposées :
– La simple surveillance par cystoscopie
– Les instillations endovésicales de produits d’agents pharmacologiques: bacilles de Calmette et Guérin atténués (BCG) ou de mitomycine C : le but sera de diminuer le risque de récidive.
– La chirurgie : elle consiste à enlever entièrement la vessie (et la prostate chez l’homme) avec ses ganglions. Ensuite l’urine est dérivée soit dans une nouvelle vessie (dites néovessie orthotopique – Fiche d’information AFU) ou à la peau (Bricker – Fiche d’information AFU).
Nos chirurgiens pourront effectuer cette intervention par coelioscopie (c’est á dire que le chirurgien conduit l’intervention sous caméra en introduisant des instruments à l’intérieur du patient à travers la paroi abdominale par de petites incisions).

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– La radio-chimiothérapie : dans le cas de chirurgie impossible, elle peut être une alternative pour les cancers de vessie dits à haut risque.

La chimiothérapie néo-adjuvante : elle consiste à faire une chimiothérapie avant la chirurgie pour diminuer le risque de micro-métastases.

Surveillance :
Elle dépendra du stade de la maladie ; de la cystoscopie au TDM (scanner) semestriel.

Pronostic :
Le pronostic est lié à l’agressivité de la tumeur, essentiellement la profondeur d’infiltration de la paroi vésicale (stade) et l’aspect au microscope de la cellule (grade). La survie est excellente pour les tumeurs n’envahissant pas le muscle (supérieure à 90 % à 5 ans).