Cancer de la Prostate

Épidémiologie
On découvre environ 65 000 nouveaux cas de cancer prostatique chaque année.
Tous n’ont pas le même degré de gravité. 80 % sont découverts à un stade de début, localisé. Ceci incite à encourager le dépistage après 50 ans, comme le recommande l’Association Française d’Urologie qui permet de proposer un traitement permettant la guérison.
En effet selon une grande étude Européenne le dépistage du cancer de prostate a montré un gain de survie de 20 %.

Signes
Le cancer de la prostate évolue à bas bruit sans donner de signes urinaires à ses débuts.

A quoi sert la prostate ? Ou est elle dans le corps ? Pour y répondre avec un peu d’humour regardez la vidéo suivante.

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Les symptômes urinaires que vous pouvez avoir sont plus vraisemblablement dus à l’hypertrophie bégnine de la prostate qui touche une majorité d’hommes agés. LE CANCER DE LA PROSTATE NE SE SENT PAS sauf si il existe des métastases ou qu’il soit localement avancé.

Dépistage
Votre urologue peut dépister ce cancer grâce au toucher rectal associé à un dosage sanguin du PSA (antigène spécifique de la prostate)

VOTRE PSA est > 4 ng/dl .  Ne stressez pas, il existe d’autres pathologies pouvant faire monter votre taux : hypertrophie bégnine de la prostate, prostatite…

Diagnostic
La preuve diagnostique est apportée par l’histologie après biopsie de la tumeur. Cette biopsie s’effectue sous échographie sous anesthésie générale légère permettant une hospitalisation sans douleur de quelques heures.

La biopsie permet de différencier les tumeurs bénignes (adénome) et tumeurs malignes et, en fonction du grade, de différencier les tumeurs plus ou moins agressives.
La détermination du stade selon la classification TNM permet d’établir un traitement personnalisé qui variera selon que l’atteinte est limitée à la prostate (intra-capsulaire) ou qu’elle a déjà disséminé (extension ganglionnaire et métastases).

A ce jour l’imagerie (IRM) apporte des éléments prédictifs concernant l’atteinte
Capsulaire ainsi que l’atteinte ganglionnaire.

Traitement
Il diffère en fonction de la gravité de la tumeur (classification TNM), selon que le cancer est localisé ou métastatique, selon le volume tumoral et l’espérance de vie du patient. On sait en effet que dans bon nombre de cas, une tumeur prostatique connaît une évolution lente qui peut conduire, chez certains patients âgés, à proposer une simple surveillance.

Les traitements sont multiples, chaque méthode a ses bénéfices et ses effets secondaires.

La surveillance active (Fiche AFU) est possible chez des patients jeunes, avec un cancer de prostate localisé de faible risque. Elle consiste à « surveiller ce cancer «  et être capable de détecter son évolution dans le temps grâce à des biopsies répétées , l’examen clinique ( toucher rectal) et dosage du PSA. Elle demande de la part du patient une compréhension parfaite.

La prostatectomie radicale (Fiche AFU), qui consiste à enlever la prostate et les vésicules séminales, est un traitement indiqué en priorité dans les cas localisés. Les Dr NK et SAH sont spécialisées dans cette chirurgie mini-invasive par voie coelioscopique.

Le traitement focal robotisé par Ultrasons focalisés FOCAL ONE® : récemment disponible en France et à la clinique Saint Jean , il s’agit de focaliser des ultrasons sur une lésion prostatique visible en IRM afin de diminuer les risques d’effets secondaires de la chirurgie. Les indications sont à discuter avec vos urologues et ne concernent pas tous les types de cancer de la prostate.

http://www.edap-tms.com/en/products-services/prostate-cancer/focal-one

La curiethérapie, technique qui consiste à implanter de façon permanente des grains d’iode radioactif 125 dans la prostate pour détruire la tumeur est aussi un technique proposée aux hommes jeunes.

La radiothérapie externe est proposée aux hommes de plus de 70 ans, ou en cas de contre-indication opératoire. Elle s’effectue par un médecin radiothérapeute .
Notre équipe de chirurgien travaille en collaboration avec l’équipe d’Oncologue Privé de la Clinique Clementville.

Dans les tumeurs avancées ou métastatiques , l’adjonction d’une hormonothérapie peut faire cesser la prolifération des cellules cancéreuses. Elle consiste à des injections tous les 3 ou 6 mois avec une surveillance de votre taux de PSA.
Elle s’effectue de manière conjointe entre votre urologue et l’oncologue.

Complications
Le traitement des troubles sexuels, après prostatectomie ou irradiation, (troubles de l’érection, absence de sperme et d’éjaculation) sont variables et dépendent du stade initial. Le retour de l’érection peut être difficile si l’on a dû enlever les bandelettes vasculo-nerveuses mais peut être possible jusqu’à 2 ans après le traitement.
Votre chirurgien mettra en place un programme de rééducation érectile précoce après chirurgie afin de récupérer le plus rapidement possible des érections.

Les fuites urinaires : 1 an après la chirurgie 95% des patients n’ont plus de fuite.
Nos résultats sont le fruit d’un programme de préparation à la chirurgie effectué en collaboration avec des kinésithérapeutes spécialisés.

Pronostic
Le cancer de la prostate se soigne et dans la plus part de cas évolue lentement.
Ne soyez pas pressé de vous faire traiter, prenez le temps d’accepter la maladie et de vous préparer au traitement adéquat.

Son pronostic varie selon le stade TNM.